Croiser les regards

POURAMA POURAMA

GURSHAD SHAHEMAN

Devenir sujet de sa vie implique d’accepter son histoire. Dans un dispositif théâtral feutré, Gurshad Shaheman, interprète d’origine iranienne, raconte la sienne. Un face-à-face bouleversant.

Le spectacle auquel nous convie Gurshad Shaheman n’est pas ordinaire : c’est une traversée parmi ses souvenirs et ses fantômes. Dans trois espaces différents, nous le suivons au plus près, au fil d’un monologue qui relève de l’autofiction. Il évoque l’enfance en Iran pendant la guerre, aux côtés d’un père autoritaire qui fuyait tout contact tactile. L’arrivée en France, à l’adolescence, avec sa mère divorcée. Enfin, les aventures du jeune adulte aimant les hommes, qui se livre à eux en quête de lui-même. Sans brusquerie ni provocation, Gurshad Shaheman nous accueille avec délicatesse. Il nous sert même un plat iranien qu’il a cuisiné. La soirée, bercée par la voix irrésistible de la chanteuse iranienne Googoosh, résonne avec le parcours personnel de chacun. Cette proposition intimiste est le premier spectacle personnel de l’artiste — l’acteur s’y révèle également auteur. Au fait, que veut dire Pourama Pourama ? La traduction, Gurshad Shaheman vous la dira lui-même.

Biographie...

Diplômé de l’Ecole Régionale des Acteurs de Cannes en 2003, le comédien joue sous la direction de Thierry Bedard puis devient l’assistant de l’écrivain Reza Baraheni. Il joue notamment avec Fréderic Deslias, Yves Borrini, Gilberte Tsaï et la compagnie Les Patries Imaginaires. Après sa trilogie Pourama Pourama (2015), il signe Il pourra toujours dire que c’est pour l’amour du prophète, au Festival d’Avignon 2018. Artiste associé au CDN de Normandie- Rouen, il est soutenu par le phénix, Scène nationale de Valenciennes.

Distribution / Production...

avec Gurshad Shaheman

texte et conception Gurshad Shaheman
création sonore, enregistrement et mixage Lucien Gaudion
création lumières et régie générale Aline Jobert
scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
conception et régie vidéo Jérémy Meysen
d’après les dessins originaux de Yasmine Blum
assistant mise en scène (pour Trade Me) Anne-Sophie Popon
regard dramaturgique Youness Anzane
assistant scénographie et fabrication décor Julien Archieri
assistante scénographie Ava Rastegar
régie plateau et périssable Amer Ghaddar

production
Festival Les Rencontres à l’échelle – Les Bancs Publics (Marseille)
coproduction Pôle des arts de la Scène – Friche la Belle de Mai (Marseille), La Ferme du  Buisson – Scène  Nationale de Marne-la-Vallée
remerciements festival ZOA (Paris), Sabrina Weldman
Ce projet a bénéficié d’une résidence d’écriture au Bazis en Ariège. Gurshad Shaheman est artiste associé au CDN de Normandie-Rouen et artiste accompagné par le  phénix, scène nationale Valenciennes dans le cadre du Campus du Pôle Européen de la Création.

Dans la presse

"Artiste multiforme, Gurshad Shaheman livre une histoire intime et bouleversante, convoquant son père, sa mère, l'Iran, la France et la littérature." Les Inrocks, Hervé Pons

"La mise en scène est virtuose et ciselée, mêlant performance, installation sonore et visuelle, interaction avec le spectateur, au service de la fiction." Théâtre(s) magazine, Romaric Daurier

"Dire que Pourama Pourama est un choc serait affadir la nature même de "l'expérience" vécue. [...] Le spectateur - la dénomination est ici inappropriée - entièrement happé et invié à entrer physiquement et mentalement dans l'histoire autofictionnelle de Gurshad Shaheman dont la voix profonde, mise en relief par un micro amplificateur d'émotions, fait effet de philtre envoûtant." | "Ces trois actes successifs constituent une expérience unique [...] Un moment d’exception à la rencontre d’une vérité sans fard." Inferno magazine, Yves Kafka

"Avec son regard magnétique, ses cheveux sombres remontés en haut du crâne, ses longs ongles laqués de rose, sa pensée claire, sa parole franche, Gurshad Shaheman resplendit d'intelligence et de charme. Il est l'une des personnalités les plus fortes du monde du théâtre qui ait émergé ces dernières années sur les scènes du théâtre, en France et au-delà." Le Figaro, Armelle Héliot